Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 17:02

Texte basique écrit en cours de sociologie historique -tranferts culturels- à priori, j'étais ailleurs...

 

 

ZONE URB'4

 

 

C'est le retour au point zéro,

C'est la ville, ce grand zoo,

C'est la jungle, la peur, la barbarie

L'aliénation, le stress et puis l'ignominie

J'avance mais je crève

Je marche et je gerbe, j'hallucine,

Y'a plus qu'un truc que j'espère, c'est le rêve,

Jme suis levé à 5h pour l'usine

Y'a rien à faire, jsuis pire que Mélusine

Système relationnel fragile,

Y'a que dans la casse qu'j'suis agile

Y'a rien à faire, plus rien à dire

C'est le chaos sans avenir,

Pourquoi est-ce que j'en suis là ?

Dans le métro, parmi les clodos et les rats

On se fighte, tout pourri pour un seul combat

Celui pour le droit d'exister

Pour les yeux, pour le cœur et le cul d'une femme

Je fais mon propre ghetto, attention danger,

Fais gaffe à ta gueule, j'suis infâme

Je te lacère, jte dégrade, prêt à t'atomiser.

 

 

 

Par Ombeline D. - Publié dans : Vitriol
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 11:07

C'est pas que mon boulot ne me passionne pas mais presque... Du coup, j'écris un peu... Moins réussi que le tout premier "Jour de Taule", pas la même concentration non plus, pas la même musique, le même ressenti.

Le texte que je vous propose aujourd'hui a été écrit en écoutant la Passacaglia de Bach.... Rien de bien réjouissant donc.

 

 

Je sais que je suis pour vous qu’un putain de looser,

J’ai déconné, je le sais,

Et je me retrouve là, dans ce réduit minable,

Entre les rats et les miettes,

La pourriture et la peste urbaine

Les lampes qui grésillent au dessus de ma tête et le couinement de la vermine sont mon pain quotidien

J’ai froid, j’ai faim, je prends ma tête dans mes mains

Je suis comme le filament d’une ampoule,

Je veux m’éteindre et je grille mes dernières forces,

J’ai le regard perdu dans les ronds de ma clope,

J’avale un fond de gnole, je cherche ma came,

J’ai plus de flouz, c’est la merde, j’suis en manque,

Je transpire, je tremble, je déménage ma piaule, je sniffe la poussière,

Je m’injecte des bouts de verre, je hurle et je fais les fonds de seringues.

Je sais que j’ai déconné, que j’aurai pas dû en arriver là,

Que je me suis planté depuis le début, j’ai abusé,

De toi, de moi, de la vie, j’l’ai consommée trop vite, j’l’ai fumée

Adorée, détestée.

J’entends le métro passer au loin et ma poisse vibre sur les murs,

Les mégots tressautent et mes mains tremblent.

Putain d’enfoirés ! Ils m’ont tous bien baisé et je suis seul,

Seul dans cette putain de barque, ce radeau de la méduse sur cette mer de merde,

Tous lâchés, abandonné !

Comment j’en suis arrivé là ? À écraser des insectes sous ma semelle crevassée,

À pisser contre un mur en béton, à dormir dans ma crasse, à baigner dans mon jus ?

Je me sens encore plus minable qu’après une descente d’acides,

A errer comme un chien galeux qui se bave dessus

C’est la chute, c’est le mal qui me submerge,

Cet océan de bile qui s’abat, Inéluctablement,

Ce goût de toujours pourri, cet abandon du moi,

Dites-moi pourquoi j’en suis arrivé là,

Ce que j’ai pas fait pour redresser la barre,

Pourquoi je suis là à moisir, à crever sur la dalle,

Loin de tous, Loin de tout,

Comme un pigeon qui s’éloigne du groupe pour crever.

 

 

 

Le texte ne s'achevait pas ici mais mon esprit a quelque peu divagué et j'ai récupéré par la suite un style soutenu et moins incisif qui ne collait pas à l'idée première du mec "en marge".

Bref. On s'amuse comme on peut.

Je vous souhaite une sinistre journée.

 

Mademoiselle Sinistrose-Cynique.

Par Ombeline D. - Publié dans : Vitriol
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Salutations

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