Partager l'article ! J'irai danser sur les ruines du monde: Les flonflons du bal sont des projecteurs et des enceintes géantes. Les pauvres ressemblent toujours ...
Les flonflons du bal sont des projecteurs et des enceintes géantes.
Les pauvres ressemblent toujours aux pauvres.
On parle de crise et de solutions. Mais il n'y en a pas et nous attendons, paisiblement.
C'est aussi désagréable et glauque que réveiller papa avec la langue. C'est âpre, ça agrippe, et les sonnettes d'alarmes se multiplient.
Mais dans la cohue, la sirène hurle dans le vide, à l'image de milliers de voix et de citoyens pourtant aphones.
Les trois piliers de la société d'antans sont polymorphes mais sempiternellement néfastes.
(Tumeurs malignes et métastases des temps de l'ultra-modernité régressive ?)
Charme désuet d'un semblant de déjà vu,ah que la guerre avance ! Biologique ou nucléaire, nous attendons encore et encore avant de nous entretuer. (Franchement, ça sera bien.)
Seulement, cette attente se passe dans une relative quiétude. "Ils" parlent de "crise" ceux d'en "haut", paradis des guillemets et des illusions, "ils" donnent un nom à des problèmes qui
réellement, n'existent pas vraiment.
En attendant :
J'ai hâte d'aller danser sur les ruines fumantes du monde.
J'ai hâte d'enfoncer mon pied dans la fange et les billets brûlés.
J'éclabousserai les défunts, car il y en aura beaucoup, avec mon piebot bancaire et ma dette sur quinze générations. On m'engrossera pour nourrir la vermine. Ah non vraiment, j'ai hâte que la
lumière s'éteigne et que la grand messe commence. Des milliers d'années de civilisations et l'opportunité unique de voir les continents s'entrechoquer à nouveau. Qu'est-ce qu'on en a de la chance
d'assister au feu d'artifice de l'ultime !
"Papa ! Les pauvres sont toujours pauvres ! Et la soupe populaire toujours plus claire. Faisons bouillir nos ceintures en cuir, elles feront un bon bouillon en temps de "crise"."
_Papa, c'est la leur de crise, pas la mienne !
_ Ta gueule et ramasse. On te dira quand tu pourras te relever. De toute manière, tu crèveras de faim bien avant, rassure-toi.
_J'ai pas signé pour ça ! Passe-moi la vaseline s'il te plaît.
_Personne fille n'a signé pour. Mais tu es obligée de payer pour ceux qui ont trop d'argent, sinon, il n'y aura jamais assez de pauvres. Et comment s'enrichir s'il n'y a pas de pauvres ?
Penche-toi et n'ai pas peur, ils font ça bien...
Vraiment. J'ai hâte d'assister au bal des miséreux, on va bien rigoler, après la "crise". D'autres aussi d'ailleurs...
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